
Racines apostoliques
L'Église Catholique Libérale, tout en étant indépendante et autonome, s'enracine profondément dans la succession apostolique.
Cette lignée, transmise depuis les apôtres, assure la validité de ses sacrements et la continuité de sa mission spirituelle.
Elle n'est ni Romaine ni Protestante, mais s'inscrit dans une tradition catholique universelle, combinant l'héritage historique avec une approche libérale et ouverte.
Catholique, elle adhère aux formes de culte traditionnelles, à son rituel majestueux et à la réalité de la grâce sacramentelle.
Libérale, elle promeut une large liberté intellectuelle et respecte la conscience individuelle de chaque fidèle.
Son but est d'honorer son héritage apostolique tout en étant pertinente pour le monde contemporain, offrant une voie spirituelle authentique et éclairée.
Racines apostoliques
L'Église Catholique Libérale tire sa Succession Apostolique de I Église Vieille Catholique d'Utrecht, aux Pays-Bas. Le Siège Episcopal d'Utrecht avait été fondé par St Willibrord, missionnaire Anglais, en 696.
A l'époque de la Réforme, le nord des Pays-Bas devint en grande majorité Protestant, et la minorité Catholique fut confiée aux soins de Vicaires Apostoliques. Dans la dernière partie du 17° siècle, les Catholiques Hollandais donnèrent asile à beaucoup de réfugiés Jansénistes qui avaient été expulsés de France. Le Vicaire Apostolique Peter Codde fut déposé par le Pape Clément XI en 1702 pour une prétendue sympathie en faveur de l'hérésie Janséniste, et l'Église d'Utrecht fut pendant un certain temps sans évêque.
Un évêque missionnaire Français, Mgr Dominique Varlet, qui avait lui-même encouru la disgrâce du Pape pour avoir administré la Confirmation à des centaines de candidats de l'Église de Hollande, vint finalement à leur aide. Il consacra successivement quatre Archevêques d'Utrecht, le dernier étant P.J. Meindaarts, qui continua la succession.
Varlet lui-même avait été consacré à Paris en 1719 par Mgr de Matignon, qui à son tour avait été consacré en 1693 par Jacques Bossuet, le fameux évêque de Meaux Bossuet faisait remonter sa ligne de succession par l'Archevêque Le Tellier, jusqu'au Cardinal Antonio Barberini, neveu du Pape Urbain VIII.
Depuis 1724, l'Église d'Utrecht est demeurée indépendante de Rome. Lorsque le 1er Concile du Vatican, en 1870, eut décrété l'infaillibilité du Pape, certains groupes de Catholiques Romains sur le Continent Européen, sous la conduite du fameux érudit Dr von Dollinger se déclarèrent indépendants de Rome. Ils en vinrent à être appelés "Vieux Catholiques", parce qu'ils rejetaient les nouvelles doctrines de Vatican I.
Ce mouvement, put s'assurer la succession Apostolique par l'Église d'Utrecht, et une fusion des deux organismes se produisit, sous le nom d'"'Église Vieille Catholique".
En 1908, l'Archevêque d'Utrecht consacra un ancien prêtre de l'Église Catholique Romaine, Arnold Harris Mathew comme Evêque Vieux-Catholique pour la Grande-Bretagne et l'Irlande. En Décembre 1910, Mgr Mathew rompit ses relations avec Utrecht à cause de différends doctrinaux. En 1914, il consacra Frédéric Willoughby comme Évêque Auxiliaire. L'année suivante, il offrit sa soumission à Rome. Mgr Willoughby à son tour consacra James Ingall Wedgwood à l'Episcopat. A cette époque, l'Église avait gagné beaucoup plus de fidèles.
A la suite de l'adoption officielle, le 6 Septembre 1918, par le Synode Episcopal et Clérical joint, de l'Église Vieille Catholique en Grande-Bretagne du titre "d'Église Catholique Libérale (Vieille Catholique), l’Église a depuis lors été connue comme l’Église Catholique Libérale. (1)
Tous les évêques de l’Église Catholique Libérale, qu’ils soient actifs ou en retraite sont pleinement membres du Synode Épiscopal Général qui est l’organisme qui gouverne l’Église.
(1) Le nom officiel de l'Église est, comme on l'a vu, celui d' l'Église Catholique Libérale. Il arrive que dans certains pays. ce nom ne puisse officiellement être porté. soit parce que d'autres l'Églises aient déposé ce nom antérieurement (cas de la Suisse) soit parce que des organismes laïques portent ce nom, des partis politiques par exemple (cas de la Belgique). Il a été admis que dans ces cas, l'Église devra adopter un nom qui sera une proche traduction du nom latin "Ecclesia Catholica Libera. Pour les cas précités. le nom choisi a été Église Catholique Libre. (N.d.T).