
DÉCLARATION DE PRINCIPES
L’Église Catholique Libérale existe pour aider à accomplir dans le monde l'œuvre du Christ.
C'est une organisation indépendante et autonome, ne dépendant en aucune façon du siège de Rome ou de tout autre siège ou autorité en dehors de sa propre administration.
Elle n'est ni Romaine ni Protestante.
L’Église Catholique Libérale tire l'inspiration centrale de son travail d'une foi intense dans le Christ vivant, croyant que la vitalité d'une Eglise se développe dans la proportion où ses membres, non seulement commémorent un Christ qui vivait il y a deux mille ans, mais s'efforcent aussi de servir de véhicule au Christ Eternel, qui vit à jamais comme une puissante présence spirituelle dans le monde, guidant et soutenant Son peuple. Elle accepte la promesse du Christ lorsqu'Il était sur la terre : "Et voici, Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la consommation des âges" (Mat. XXVIII ; 20), ou encore : "là où deux ou trois sont rassemblés en Mon Nom, Je suis au milieu d'eux." (Mat. XVIII ; 20). Elle considère que cette promesse rend valide tout culte chrétien quelle qu'en soit la forme, pourvu qu'il soit sincère et vrai.
Mais elle considère de plus que, tandis que la promesse de la présence demeure effective pour les croyants en tant qu'individus, Notre Seigneur a également institué certains rites ou sacrements (appelés mystères dans l'Eglise Orientale), pour aider davantage Son peuple et pour qu'ils soient transmis dans Son Eglise pour être des canaux particuliers de Sa puissance et de Sa bénédiction.
Par ces "moyens de grâce" merveilleux privilège d'une association et d'une communion avec Lui, le guidant et le protégeant en toutes circonstances, du berceau jusqu'à la tombe.
L'Église Catholique Libérale reconnaît sept sacrements fondamentaux : Baptême, Confirmation, Sainte Eucharistie, Absolution, Sainte Onction, Saint Mariage, Saints Ordres.
Pour assurer les fidèles de leur efficacité, elle conserve avec le plus grand soin l'administration de tous les rites sacramentaux, et préserve une succession apostolique qui est reconnue pour valide parmi ces Églises de la Chrétienté qui maintiennent la Succession Apostolique des Ordres comme un principe de leur foi.
Outre la perpétuation de ces rites sacramentaux, les successeurs immédiats du Christ ont transmis un corps de doctrine et certains principes de morale. Une grande partie de ces enseignements originaux du Christ a sans aucun doute été perdue ; certains ont été obscurcis par ce que les âges y ont ajouté. Mais ce qui en demeure est un héritage sans prix qu'il convient de garder soigneusement avec amour et respect.
L'Église Catholique Libérale considère les Ecritures, les Credo et les traditions de l'Église comme des moyens par lesquels les enseignements du Christ ont été transmis à ceux qui L'ont suivi.
Elle ne les investit pas de l'idée d'une infaillibilité littérale non plus que leur contenu, et ne voit pas, étant donnée leur carrière historique, comment une autre Eglise peut logiquement le faire.
Elle en déduit certains principes de croyance et de conduite qu'elle considère comme fondamentaux, vrais, et suffisants (bien que non exhaustifs) pour servir de base à une compréhension et à une conduite justes.
En constituant ce corps de doctrine et de morale, l'Eglise Catholique Libérale assume une position qui, à un certain égard, est distinctive parmi les Églises de la Chrétienté. L'Église Chrétienne a toujours contenu en son sein diverses écoles de pensée. Les Scolastiques du Moyen-Age qui systématisèrent la théologie dans l'Eglise d'Occident, suivirent la méthode d'Aristote, mais les plus anciens des Pères de l'Église étaient de tendance philosophique Platonicienne, et l'Église Catholique Libérale, tout en ne mésestimant par la clarté et la précision des systèmes scolastiques, a beaucoup en commun avec les écoles Platonicienne et Néoplatonicienne de la tradition chrétienne. Elle soutient qu'une théologie ne peut se justifier et avoir une valeur permanente que pour autant qu'elle supporte un ré-examen constant à la lumière des progrès des connaissances humaines et de l'éveil de la spiritualité individuelle ; une telle théologie présente le caractère d'une théosophie.
La Théosophie (mot grec qui signifie sagesse divine) diffère d'une théologie en ce sens qu'elle insiste sur l'importance de chaque quête individuelle pour une compréhension spirituelle basée sur l'expérience personnelle (gnosis ou sophia) comme étant opposée à l'imposition dogmatique d'une interprétation particulière des Ecritures qui puisse être limitée par la connaissance que l'homme a du monde à une période historique quelconque. Tandis que certains enseignements les plus élevés demeurent du domaine de la Révélation parce qu'ils sont au-delà de notre compréhension et de notre atteinte, d'autres, moins éloignés de nous, sont susceptibles de vérifications et même de développement de la part de ceux qui ont développé en eux-mêmes la vision spirituelle nécessaire.
L'homme étant divin dans son essence, peut finalement connaitre la Divinité dont il partage la vie, et, développant graduellement par le processus de vies successives vécues sur cette terre les pouvoirs divins qui sont latents en lui, peut s'élever à la connaissance et la maitrise de l'Univers qui tout entier est l'expression de la Vie Divine.
Cette méthode d'approche est identique à l'ancienne Brahmavidya des Upanichads Hindoues ou au dhyana (le Ch'an des chinois, le Zen des Japonais) des Bouddhistes. Elle trouve une complète justification dans les Ecritures. Le terme Théosophie est constamment apparu dans la pensée religieuse de l'Orient comme de l'Occident, caractérisant non seulement le mysticisme, mais aussi une philosophie éclectique qu'on peut trouver dans toute religion.
L'Église Catholique Libérale reconnait en Dieu un aspect Paternel aussi bien que Maternel, qui produit et nourrit toute vie créée. (1)
Cet aspect Maternel est représenté par Sainte Marie, Notre Dame, dont le tendre soin pour toutes les femmes et les enfants et pour tout ce qui souffre, est le complément du divin Ministère de Notre Seigneur Christ. Il se manifeste sur terre dans notre reconnaissance de la sainteté de la vie, et sert d'exemple au sacrifice et à l'amour de la maternité humaine qui appelle notre plus profonde révérence et notre respect.
(1) Gen.( 1 : 2) : "Dieu créa l'Homme à Son 7image ; à l'image de Dieu, Il le crée, masculin et féminin Il les créa."
L'Église Catholique Libérale croit qu'il existe un corps de doctrine et d'expérience mystique commun à toutes les grandes religions de ce monde, et qui ne peut être réclamé par aucune comme sa propriété exclusive. Se mouvant dans l'orbite du Christianisme, et se considérant d'une façon distinctive comme une Eglise Chrétienne, elle soutient néanmoins que les autres grandes religions de ce monde sont divinement inspirées, et que toutes procèdent d'une source commune, bien que les diverses religions présentent des aspects différents de ces enseignements ; certains d'entre eux peuvent même cesser temporairement d'être reconnus. De tels enseignements s'appuient sur leur valeur intrinsèque. Ils constituent cette "Vraie Foi Catholique", qui est catholique parce qu'elle est l'affirmation de principes universels de la nature. Saint Augustin écrivait : "La même chose que nous appelons maintenant la religion Chrétienne, existait parmi les anciens, et n'a jamais fait défaut depuis les origines de la race humaine jusqu'à la venue du Christ dans la chair, moment à partir duquel la vraie religion, qui existait déjà a commencé à s'appeler Chrétienne".
(Rétractact. I ; XIII : 3). Et les mêmes principes furent invoqués dans la déclaration bien connue de St Vincent de Lérins: "Id teneamus quod ibique, quod semper, quod omnibus creditum est : hoc etenim vere proprieque catholicum". ("Nous considérons que ce qui partout, toujours et par tous a été cru comme véritablement et justement catholique". (Commonitorium Ch. II ; 4).
C’est pourquoi l’Église Catholique Libérale ne cherche pas à convertir les fidèles d’une religion à une autre.